Mathieu Ozanam : "La presse locale fait partie des médias du futur "
27 janv. 2012
Mathieu Ozanam, rédacteur en chef de l'hebdomadaire l'Essor, a pris les rênes du club de Saint-Etienne et de la Loire en septembre 2011.
Notre club se prépare activement à recevoir du 29 mars au 1er avril prochains le congrès national de l'Union des clubs de la presse de France et francophones. Un beau challenge pour les 30 ans de l'association. A quelques semaines de l'événement, entretien avec Mathieu Ozanam, président du club de la presse et de la communication de Saint-Etienne et de la Loire. Le thème d'actualité retenu pour ces 4 jours de rencontres et de débats où l'on évoquera aussi largement l'avenir de la presse : "Pouvoir politique, pouvoirs multimédiatiques".
Pourquoi le club ligérien a-t-il souhaité accueillir cette année le congrès national de l'Union des clubs de la presse de France et francophones ?
Les raisons sont nombreuses. La première, aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est que Saint-Etienne n’avait jamais accueilli ce congrès ! Puisque nous fêtons notre 30e anniversaire cette année, l’occasion paraissait toute indiquée. Ensuite, un Pôle médias va bientôt s’installer à Saint-Etienne. Une raison de plus pour que journalistes et communicants se déplacent jusqu'à nous. L’université Jean-Monnet et une association d’éditeurs de presse, la Wan-Ifra, sont les fondateurs de ce Pôle. Il s’agit d’un centre de recherche et de formation sur la presse et les médias du futur. Ces sujets nous intéressent très directement car je suis convaincu que la presse locale fait partie de ces médias du futur de proximité. La presse locale et régionale s’adapte très rapidement. Les journaux proposent des vidéos et des sons sur leurs sites Internet, les radios offrent des articles à lire sur leurs sites et des émissions en podcast. Les frontières sont en train de bouger et les journalistes sont amenés à réfléchir de plus en plus en “plurimédias”.
Quel est le but de ce rassemblement ?
Il y a plusieurs aspects : une dimension conviviale et une autre plus professionnelle. Le congrès annuel permet à chacun de se retrouver, de nouer ou de poursuivre des relations avec des journalistes et des communicants de toute la France et de l’étranger puisque je rappelle que plusieurs clubs francophones participent : Haïti, le Mali, le Liban, la Belgique notamment. Le rassemblement est aussi un lieu d’échanges sur nos pratiques professionnelles et sur l’évolution de nos métiers. Des intervenants renommés ou plus discrets mais en pointe dans leur secteur d’activité sont invités à enrichir les débats. Ils sont présents sur toute la durée de la manifestation, ce qui permet de poursuivre ces échanges en face à face.
Justement, quels intervenants avez-vous sollicités ?
Nous pourrons très prochainement annoncer avec certitude les noms des personnalités qui seront présentes. Il y aura bien sûr des journalistes de médias nationaux mais pas seulement. Cette année, nous avons choisi d'évoquer la façon dont les politiques utilisent Internet et les réseaux sociaux pour mener campagne. Nous avons donc aussi invité des responsables de campagne des candidats à l’élection présidentielle de 2007 et de 2012. Ce qui nous permettra de voir ce qui a changé en l’espace de 5 ans.
Combien de participants sont attendus ?
L’avenir nous le dira, mais si j’en crois les premiers retours et l’intérêt rencontré quand nous parlons de ce congrès et de sa thématique, nous pouvons être optimistes. Pour répondre plus directement à la question : de 200 à 250 participants font le déplacement selon les années. Nous sommes en train de faire un travail important de communication auprès des clubs de la presse et de la communication de proximité. J’entends par là les clubs rhônalpins et d’Auvergne qui sont tous à moins de 2 heures de route de Saint-Etienne. Nous nous adressons également aux jeunes qui suivent des formations en journalisme ou en communication.
Mais nous parlons là des congressistes qui sont le “noyau dur”. Il ne faut pas oublier le grand public. Il est invité à nous rejoindre le samedi après-midi pour le débat sur le thème “Pouvoir politique, pouvoirs multimédiatiques”. A quelques semaines de l’élection présidentielle, nous serons complètement dans l’actualité.
Peut-on espérer des retombées pour le département de la Loire ?
Et comment ! L’image du département est marquée par le foot, de plus en plus par le design, et demain par un centre de recherche et de prospective sur la presse du futur. D’un point de vue touristique, c’est une opportunité pour renouveler le regard porté sur notre département.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore le club de la presse et de la communication de Saint-Etienne, pouvez-vous nous rappeler à quoi il sert ?
Le club est une association de professionnels de l’information et de la communication. Comme toute association, le plaisir de se retrouver en toute convivialité est l’une de ses raisons d’être. Mais le club prend aussi sa part de la vie de la cité. Par exemple, le club a organisé une radio-web pendant la Fête du livre de Saint-Etienne en octobre dernier. Et nous travaillons pour proposer des formations aux journalistes et aux communicants à Saint-Etienne.
Retrouvez le programme complet du congrès et le bulletin d'inscription.






